Station ISS

Un cargo spatial SpaceX Dragon en route vers l’ISS pour la NASA

octobre 06, 2019

Un vaisseau spatial cargo SpaceX Dragon est en route pour livrer le deuxième port d’amarrage et environ 2000 kilos de fournitures scientifiques pour la Station spatiale internationale. Le lancement a été effectué jeudi à 18h01 EDT depuis la Floride.

L’engin spatial a été lancé à bord d’une fusée Falcon 9 à partir de Cape Canaveral et devrait arriver au laboratoire orbital le samedi 27 juillet. Dragon rejoindra trois autres vaisseaux spatiaux actuellement arrimés à la station spatiale. Les ingénieurs de vol Nick Hague et Christina Koch utiliseront le bras robotique de la station, le Canadarm2, pour saisir le cargo. 

L’International Docking Adapter-3 (IDA-3) est un élément clé du cargo Dragon. Les contrôleurs de vol basés au centre de Houston utiliseront le bras robotique pour extraire l’IDA-3 de Dragon et le positionner sur l’adaptateur prévu du côté du module Harmony faisant face à l’espace. 

L’astronaute de La Haye et de la NASA Drew Morgan, arrivé à la station le samedi 20 juillet, effectuera une sortie dans l’espace à la mi-août pour installer le port d’amarrage, connecter les câbles d’alimentation et installer une caméra haute définition sur un bras dédié.

Cette livraison constitue le 18éme vol cargo de SpaceX à destination de l’ISS comme le prévoit l’accord commercial de réapprovisionnement avec la NASA. Le matériel livré servira à des dizaines d’études existantes et à venir (biologie, physique, science des matériaux).Les travaux de recherche et de développement de la NASA à bord de la station spatiale contribuent aux plans d’exploration de l’Agence dans l’espace lointain. Ce plan inclut le retour des astronautes à la surface de la Lune d’ici cinq ans et l’exploration future de la planète Mars.

Voici différentes études menées à bord de l’ISS grâce aux élément livrés par ce cargo SpaceX Dragon :

  • La bio-extraction en microgravité (Biorock) – Elle a pour but de mieux comprendre les interactions physiques entre les liquides, les roches et les microorganismes dans des conditions de microgravité. L’exploitation minière biologique doit permettre de gagner en autonomie sur la Lune et sur Mars. 
  • Impression de tissus biologiques dans l’espace (Techshot) – Technologie de biofabrication pour imprimer des tissus ressemblant à des organes en microgravité. L’objectif à long terme est de fabriquer des organes humains entiers dans l’espace en utilisant des techniques d’impression biologique 3D perfectionnées.
  • Améliorer la fabrication de pneus à partir d’Orbit (Goodyear) – L’étude de Goodyear Tire utilisera la microgravité pour repousser les limites de la silice de remplissage pour les pneus. De telles améliorations pourraient inclure une meilleure efficacité énergétique, ce qui réduirait les coûts de transport et aiderait à protéger l’environnement de la Terre.
  • Effets de la microgravité sur les modèles 3D (Microglia) – Analyse de l’impact de la microgravité sur des cellules souches pluripotentes induites (CSPI). Les résultats pourraient mener à la mise au point de thérapies potentielles pour la maladie de Parkison et la sclérose en plaques. 
  • Mécanismes de la mousse en microgravité (Space Moss) – Comparaison des mousses cultivées à bord de la station spatiale à celles cultivées sur Terre afin de déterminer comment la microgravité affecte la croissance et le développement. 

Plus d’informations sur le site de la NASA.